Berne (ats) Contrairement au National, le Conseil des Etats ne parlera pas avant l'été de la politique salariale des banques qui demandent l'aide de l'Etat. Il s'est contenté mercredi d'adopter le programme de relance économique.
En guise de débat sur la crise, la Chambre des cantons a rejeté diverses interventions du camp rose-vert demandant des coups de pouce aux artistes ou des interventions dans la prévoyance professionnelle.
Elle n'a par contre pas traité des trois motions adoptées lundi par le National. Celles-ci exigent un durcissement de la politique de rémunération des managers des banques, l'entrée d'un représentant fédéral au conseil d'administration de l'UBS ou la séparation des différentes activités bancaires seront débattues lors d'une autre session. Idem du réexamen de la surveillance et du contrôle du marché financier exercés par la FINMA.
La commission préparatoire du Conseil des Etats n'aurait pas eu le temps de préparer les délibérations, selon les services du Parlement.
La majorité bourgeoise a également suscité la colère du camp rose-vert en décidant de reporter à la semaine prochaine le débat sur des interventions de Luc Recordon (Verts/VD), Anita Fetz (PS/BS) et Eugen David (PDC/SG) pourtant agendées mercredi.
La majorité a estimé que ces interpellations et autres postulats concernant le sauvetage de l'UBS, le rôle de l'autorité de surveillance des marchés financiers ou les problèmes du Crédit suisse et de l'UBS aux Etats-Unis pourraient être examinées lors d'un débat urgent sur le secret bancaire, le 17 mars.