Berne (ats) Les mesures visant à maîtriser les coûts des psychothérapies doivent être assouplies, selon une proposition faite au conseiller fédéral en charge de la santé Pascal Couchepin. Un groupe d'experts estime inutiles les contrôles anticipés introduits en 2007.
Le vice-directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Peter Indra a confirmé une information parue mercredi dans le quotidien "Le Temps". Un retour en arrière sur une partie importante de la réforme du système de contrôle introduit pour la psychothérapie est envisagé.
Depuis le 1er janvier 2007, les médecins pratiquant des psychothérapies doivent en référer au médecin-conseil de la caisse de leur patient dès la sixième séance afin d'obtenir le droit de poursuivre au-delà de la dixième.
Les caisses maladies ne sont donc pas obligées de payer au-delà de dix séances si le médecin-conseil oppose son veto. En cas d'approbation, seules 30 séances supplémentaires de psychothérapie sont prises en charge par les caisses. Une thérapie se déroulant au-delà de 40 consultation nécessite un rapport du médecin traitant et une demande de garantie de paiement de la caisse concernée.
Après examen de l'efficacité de ces mesures, un groupe d'experts propose aujourd'hui quelques modifications. Le premier contrôle, après six séances, devrait être abandonné au profit de celui après 40 séances.
Un contrôle après seulement six consultations mettait trop fortement sous pression les thérapeutes et les patients, explique Peter Indra. Et génère une bureaucratie inutile, selon les experts. L'abandon ou non de ce premier contrôle est désormais du ressort de Pascal Couchepin. Avant même son entrée en vigueur, le nouveau régime s'était heurté à un flot de critiques.
L'OFSP va par ailleurs soumettre une nouvelle stratégie de qualité dans le domaine de la santé publique à Pascal Couchepin. Il est prévu que la Confédération coordonne à l'avenir tous les contrôles.
Quant à savoir qui effectuera ces contrôles de qualité, la question reste ouverte, note le vice-directeur de l'OFSP. Une organisation pourrait être créée à cet effet, la Confédération ne voulant réaliser aucun contrôle elle-même.
Le Conseil fédéral sera informé de la stratégie par le ministre de la santé dans le courant du mois de mai, une fois que ce dernier aura avalisé le projet de son département.